Les billets du Padre

Le Lien No 189 : Le billet du Padre

Août 2008 : L'été nous invite au repos et je pense à vous, vous imaginant, en famille, profitant du sable chaud ou marchant sur les sentiers de grande randonnée ; je reste aussi tout proche de ceux qui sont restés à la maison pour de nombreuses raisons.
Malgré tout, je me sens interpellé par les événements de l'été : Les J.M.J de Sydney (Connaissez-vous ce sigle ?) ; le retour tant attendu d'Ingrid Bettancourt ; l'union pour la Méditerranée, succès pour l'unité des peuples ; la prochaine venue du Pape à Paris d'abord, puis à Lourdes ; les sévices à l'égard des chrétiens en bien des pays et en même temps, la construction de la première Église au Quatar ; l'année de l'Amour au M.A.S. avec le Lien qui porte son message aux quatre coins du Monde ; les jeux olympiques en Chine ….
Toutes ces réalités se bousculent en mon cœur, se transformant tantôt en un radieux feu d'artifice, tantôt en un cruel orage et je me dis : " Et Dieu dans tout cela ? "
Chers amis, cette question vous surprend-elle ?
Peut-on même se la poser au risque de se retrouver devant un grand point d'interrogation ?
Une fois encore, j'ai pensé à vous : Pourquoi ne pas faire de 2008-2009, au M.A.S. l' " Année de la Foi ", avec cette question : " Avons-nous besoin de Dieu ? "
Dès que vous aurez lu ce billet, vous saurez me faire part de tout ce qui naît dans votre cœur, pour que cette " Année de la Foi " renforce les liens qui nous unissent et nous permette de bâtir un monde plus beau
Le Padre

Toulon,  ce 21 Août 2008


Chers Ami(e)s de notre site " Le Lien ",

Quelle heureuse surprise de lire vos réactions, suite à la proposition de Jackie Gardey, de nous retrouver, bien unis, aux pieds de Notre Dame de Trapani, ce 15 Août à 19h30, en chantant " Chez nous, Soyez Reine ".
Grâce à vous, nous avons pu retrouver tous les couplets de ce fameux cantique qui, quelque soit son origine, restera le cantique des Maarifiens.

Notre site est de plus en plus riche de textes de valeur. Sachons en profiter.

Amis qui découvrez notre site, seulement ces jours-ci, n'hésitez pas à prendre contact avec le Padre - Père Lucien Aubert
B.P. 1414 - 83056 TOULON Cedex - Tél 04.94.46.26.91

J'aimerais que Roger Bruel, Claude de Gouviea, Marie Laurenson, Alain Rouze m'envoient, - s'ils n'y voient pas d'inconvénients - leurs coordonnées postales et téléphoniques. Merci - Le Padre

Le LIEN no 188 : Le billet du Padre

Chers amis,
Depuis 42 ans, chaque numéro du Lien vous offre un petit moment de réflexion à travers le billet du Padre.
Pour ce numéro 188, je vais laisser la place à l'une d'entre vous :
"Padre, juste un petit mot après avoir lu votre billet du no 187.
Après beaucoup d'années aux côtés d'une grande malade, il est difficile de ne pas se rendre compte combien les personnes sont égoïstes.
Bien sûr, au début la famille, les amis essaient d'apporter leur réconfort, mais peu à peu, on sent le "vide".
Il n'y a plus de visite. Il ne reste que quelques appels téléphoniques sporadiques ou un petit mot de temps en temps.
Tu te "retranches" dans la solitude qui t'est imposée.
Tu te rends bien compte que tes soucis, tes difficultés, tes inquiétudes ne sont plus partagées.
Tu demandes de l'aide, mais chacun a sa vie à vivre ... il a sa famille, ses loisirs.
Non, Padre, l'Amour du prochain est difficile à trouver.
Et votre appel, pour un soutien aux malades, aux personnes âgées ... pour une présence que nous aimerions tant recevoir...
Vos efforts, Padre, n'auront pas beaucoup de résultats.
Mon coeur est bien lourd.
Mais grosses bises."
Merci Lara, c'est le prénom que je te donnerais aujourd'hui, merci pour ton cri d'angoisse, de douleur.
Puisse-t-il nous aider à nous remettre profondément en question; à refuser toutes excuses du genre "je ne savais pas".
Aujourd'hui, je sais.
  

NOËL 2007

2ème message :
Le 14 XII 07
Chers amis lecteurs du Site " Le Lien-maarif ".
Nous avons été gâtés en messages de valeur ces derniers jours.
Je voudrais vous faire part d'une de mes réactions.
Face à tous les préparatifs pour fêter NOËL 2007 : guirlandes, lumières, sapins géants, vitrines débordantes de jouets de toutes sortes : je n'ose plus parler de NOËL ;
Car j'ai peur qu'autour de moi, il y ait de moins en moins de personnes qui sachent ce que veut dire NOËL :
Et s'ils en ont un vague souvenir, l'événement dont nous fêtons l'anniversaire vient loin, loin dans leurs préoccupations quotidiennes.
Car il s'agit bien pour nous de célébrer la naissance de notre Sauveur.
Noël : Dieu vient chez nous, chez les hommes.
Il accepte - en la personne de son FILS - de quitter le Ciel, pour venir dans nos maisons.
Un petit sondage - que restera le secret de chacun : " te souvenais-tu de ce que tu vas célébrer ce 25 décembre ?
Et si oui ! Est-ce que cela va changer un tout petit peu de ta vie avec les autres ?
A bientôt. Et Joyeuses fêtes ….. de la NATIVITE.
Le Padre

1er message :
Toulon le 17 Novembre 2007

Bien chers amis,
Heureusement que notre webmaster, Pierrot, veille à la bonne marche de notre site.
Dernièrement encore, il me rappelait à l'ordre : " Padre ! N'oubliez pas : Noël approche : Nous attendons votre message " Merci Pierrot d'être là.
Cette année, je vous confierai ce conte de Noël, que Jean Guerra, 1946 - Rue du Pelvoux - nous a adressé, il y a quelque temps déjà. Il paraîtra dans le prochain " Lien ", N) 186, celui de Noël.
Je vous invite à le décortiquer, phrase par phrase ; Il est plein d'enseignement ; Par exemple, l'Enfant Jésus  est venu dans une crèche, là, il est venu dans une maison où le " drapeau noir flottait sur la marmite ".
Une poupée et un habit de cow-boy, suffisaient alors, pour le bonheur des deux enfants. A la crèche, il n'y avait  que des bergers avec leurs moutons. Ah : j'oubliais le bœuf et l'âne ;
Peu après les mages sont venus apporter la myrte et l'encens… Là, c'est un marocain qui apporte à des Chrétiens, des sacs de blé, etc …
Sans oublier la conclusion de Jean : " Dieu n'abandonne jamais personne "
Merci Jean - Joyeux et Saint Noël à tous
Le Padre
UN VRAI CONTE DE NOËL
Par Jean Guerra
Noël 1954. Papa vient d'abandonner son garage, à la suite d'un attentat au cours duquel il a été blessé.
Le drapeau noir a flotté sur la marmite pendant plus de deux mois.
Dans notre maison, il ne restait que la dignité.
Le 24 décembre 1954, le Trésor français envoie un chèque à la maison.
Le 25 décembre, en se levant, ma sœur avait une poupée posée sur la table et moi, un habit de cow-boy.
La veille au soir, nous étions couchés sans fête, juste des pâtes à l'eau, achetées à crédit chez l'épicier marocain.
Ce 25, pendant que je courrais en tenue de cow-boy dans la rue du Pelvoux, un camion s'est arrêté devant le 54.
Un marocain, client de mon père, ayant appris notre misère, nous a offert une dizaine de sacs de blé. Nous les avons échanges auprès d'un boulanger italien, de la rue de l'Esterel ou du Canigou, contre du Pain.
La vie est repartie.
Ce reste pour moi, un merveilleux Noël.
Dieu n'abandonne jamais personne.
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Chers amis,

Il y a 40 ans, en Septembre 1965, je vous adressais le premier numéro du "Lien".
Je vous écrivais alors : "Dans vos réponses, je trouverais l'orientation à donner à cette petite lettre."
Je peux vous affirmer que depuis 40 ans, vous aussi, vous écrivez LE LIEN.
Et dans mon premier éditorial,j'ajoutais : "Je ne suis pas prêt d'oublier toutes les joies que le Seigneur m'a permis de partager avec vous au Maarif. Et si nous avons vécu de si belles années ensemble, c'est parce que le Christ, notre grand Frère, était avec nous. C'est en son nom que nous nous réunissons pour prier le dimanche; c'est en son nom que nous chantions avec Soeur Madeleine, Jean-Paul et tant d'autres; c'est pour Le faire connaître et aimer que nous avions nos réunions de JOC, d'Ados, des Copains et c'est parce qu'Il nous voulait joyeux que nous allions à l'oued Mellah, aux Tamaris, à Immouzer.
40 ans après, je n'ai rien à supprimer à ces lignes que vous venez de lire avec, je n'en doute pas, une certaine émotion.
Par contre, je crois pouvoir ajouter que si pendant 40 ans, le M.A.S. et son journal Le Lien nous ont permis de vivre tant de joies, de partager tant d'épreuves, s'ils nous ont apporté tant de réconfort, c'est parce que le Christ reste toujours au coeur de notre vie.
Méditons les paroles de notre Pape Benoit XVI : "N'ayez pas peur du Christ, Il n'enlève rien, Il donne tout".
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...

On compte sur vous !
Mon adresse :
Père Lucien Aubert -
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ou en cas d'urgence au 0033 (0)6.60.50.76.56

Un texte sur le Padre

de Jacky Gardey : Pierre, je t'envoie un extrait d'un texte concernant le Padre. Les Juifs du Maroc lui rendent un très bel hommage. A toi de voir si tu veux bien le mettre sur le site.
Amitiés - Jackie
Extrait :
  • 1918/1939= 40% en 21 ans. -1945/1956= 70% en 11 ans. -1956/1975=100% en 19 ans. Il n´y a pas eu d´arrêt après 1956, bien au contraire, les Maarifiens Européens partis aux environs de 1960 (année pointe des départs) et qui y sont revenus après 1975 ont tous été surpris par la poussée des immeubles de quatre étages et plus, il n´y a plus de petites villas de plein-pied que nous avons connues, le quartier est très vivant, sa population à 90% musulmane a augmenté, et s´est multipliée par cinq. Au crédit de la France, la transformation d´un pays pauvre et arriéré, en un pays moderne, qui fait face à une poussée démographique sans précédent. Mais le Maroc n´a jamais été "pacifié" il existait des zones d´insécurité pour les Européens, les Maarifiens se souviennent de la chaîne ou barrière d´insécurité à Ksiba, aujourd´hui nous pouvons la visiter sans risques. Nous n´avons pas parlé d´Abdelkrim, la bête noire des Espagnols, de la Guerre du Rif, dans les années vingts, le désastre d´Annual où l´armée Espagnole en échec et le dos à la mer, battue est sur le point d´une grande défaite,(15.000 morts)le Général Lyautey accoure pour éviter un plus grand désastre aux Espagnols, sans y parvenir, il bat en retraite également, ce qui lui coûte son rappel en Métropole en 1925, la République du Rif est proclamée 1921-1926.Lorsque le Marechal Pétain, dépêché par le Gouvernement Français, depuis Taza prend Abdelkrim entre deux feux et l´oblige à se rendre. Maroc En 1921, un soulèvement populaire apparaît dans la zone espagnole, puis dans la zone française, du Maroc, dans la montagne du Rif. Le chef de guerre est Abd-El Krim, un chef de tribu, qui conteste la colonisation par les Européens. Il menace Fez et met en danger un moment tout le protectorat. En 1925 et 1926, le gouvernement met à l'écart le général Lyautey, le résident général et envoie au Maroc le Maréchal Pétain avec 100.000 hommes, qui mène assez rapidement la France à la Victoire dans cette " Guerre du Rif ". Le protectorat est sauvé, mais l'alerte a été chaude. La vision anti arabe et anti musulmane propre de la mentalité colonialiste de l'époque est toujours présente tout au long du roman "L'aventure de Florinda". À cet égard, la préface du roman, écrite par le maréchal Lyautey, de l'Académie Française, est un manifeste doctrinaire et frappant, qui met en rapport le roman de Segonzac avec le centenaire de la conquête française d'Alger par les soldats du maréchal de Bourmont. L'aventure de Florinda, la fille du Comte Julien, dernier exarque byzantin et gouverneur de la ville-forteresse de Septem Fratres, est le noyau même du drame formidable où va se jouer le sort de la Chrétienté. Trois continents y sont aux prises: l'Asie, l'Afrique et l'Europe; quatre nations s'y affrontent: les Berbères, les Byzantins, les Visigoths et les Arabes. L'aventure tragique de Florinda est conçue, aux yeux de M. Lyautey, comme le premier chapitre de l'épopée française (bien entendu) en Afrique. Monsieur le maréchal souligne d'une façon assez explicite: "Quatre cents ans de colonisation romaine et carthaginoise, un siècle d'orgie vandale, deux cents ans de raffinements byzantins, onze siècles de ténèbres musulmanes...et puis, voici la France!". Sans commentaires. Florinda la Byzantine est une récréation d'un sujet littéraire bien connu: la perte d'un royaume soit à cause de la trahison et de la violence sur une femme, dans la mentalité antique; soit à cause des péchés des vaincus, dans la mentalité médiévale. A mon avis si les troupes du Margzem, soldats du Sultan,seraient entrées en scène en 1925 en renfort de El Jatami (le bien aimé) nom que les Berbaires ou Amazigens, ont donnés à Abdel Krim, ¿ le Maroc se serait libéré du Colonialisme? cette hypothèse est encore avancée aujourd´hui par les détracteurs de la Dynastie Alaouite, de là que le corps d'Abdel Krim n'ait été rapatrié au Maroc par le refus de la Famille Krim. Nous avons sous estimé le Nationalisme Marocain, nous l´avons souvent bafoué, mais détrompons nous le Pays est une réalité nationale, qui doit être prise au sérieux. Bien nous arrivons à notre Diaspora, et nous allons faire un essai pour la décrire depuis le départ dans un dernier chapitre. DIASPORA OU EXODE ? J´ai choisi Diaspora, car l´Exode est une fuite en masse semblable à celle des Français d´Algérie, dans un seul sens, et avec une destination précise, tandis qu´au Maroc ce fût plutôt des départs organisés et pluridirectionels,éparpillés, clairsemés de part le monde, comme une diaspora juive, après leurs expulsion d´Espagne, rien de semblable à l´Algérie. Mais à partir d´ici, nous devons expliquer l´idée de nous rencontrer autour d´un guide spirituel le Padre Lucien Aubert, je dois dire qu´il s´agit d´une inspiration Divine, révélée à notre guide aumônier. Dans les obligations de son Pastorat, le "Padre" a su comprendre notre diaspora, que des familles entières allaient se séparer, et que certains pouvaient perdre leurs identité, leurs racines, les uns s´intégreront facilement, d´autres lentement ou jamais, mais tout Homme a besoin pour vivre d´un passé et d´un futur, les âmes de ces êtres humains doivent étre conduites sans heurts, pour ne pas se sentir abandonnés de Dieu, et conserver la Foi. Certains de ses collègues de la paroisse m´ont dit, dans un sens critique, que le "Padre" alimentait une nostalgie pernicieuse du passé; ils n´ont rien compris de même que les peuples qui n´ont pas appris les leçons de leur histoire sont condamnés à la revivre, les catholiques du Maroc, quand bien même leur intégration se soit complétée avec satisfaction dans leurs nouveaux milieux, ne doivent pas oublier leur passé leur culture oecuménique et pluraliste, ni ce beau et accueillant Pays qu´est le Maroc. Il est indéniable que cette diaspora peut s´estomper avec les derniers survivants, au prochain siècle si proche, aussi dépêchons nous à en écrire l´histoire, à en donner des derniers témoignages. Notre peine et sacrifice auront servi à quelque chose d´exemplaire pour nos descendants, car la pureté de nos sentiments de fraternité est admirable sans aucun doute. Mektoub "le destin en Arabe", Dieu seul sait de notre avenir, ses pensées sont insondables, nous nous avons choisi le bon Berger, le "Padre" nous a compris. Pour finir, aujourd´hui les Marocains sont plus nombreux chez nous, que nous ne l´étions chez eux, aussi offrons leur, la même hospitalité et générosité dont nous jouissions au Maroc dans leur Pays. Nous pouvons le faire car nous sommes plus riches.
VOLVER AL GUION-RETOUR AU REPERTOIRE M.A.S. LE PADRE
Précision de Robert Sanchez :
Bonjour Pierre et mon salut à toutes et à tous.
Je visite journellement le site et je lis attentivement tous les messages. Au sujet du texte envoyé par Jacky Gardey, il fallait préciser qu'il est tiré du site du MAS de Morido José ( ancien livre d'or : http://wanadooadsl.net ) très riche sur l'histoire du Maroc et du Maarif en particulier ( chapitre 10 de 1943 à nos jours) avec de nombreuses photos. La lecture des différents chapitres est passionnante.
Amicales pensées maarifiennes.
Robert.


Dernière mise à jour : vendredi 21 novembre 2008 - Copyright (C) 2006. Tous droits réservés.Contact : pit.lacroix@hotmail.fr