Ici, nous ouvrons une rubrique sur les gens qui ont écrit sur le quartier du Maarif ou la ville de Casablanca ou sur le Maroc.
Le site du Lien n'est pas responsable de ce que les personnes écrivent dans leurs écrits.
Nous classerons les écrits par noms d'auteurs.
Si j'ai oublié quelques auteurs, faites moi un signe; Désolé d'avance !
 Manu Muñoz |  | | Les Gamins du Maarif |  |
|  |  Jean-Marcel Alvarez | Mon Maarif C'est un fichier qui fait 22 MB de mémoire. Très difficile à télécharger. Adressez-vous à Jean-Marcel directement
| | MAARIF-Jean-Marcel-Alvarez |
|  |  Roberta Catalano |  | Bonjour à tous les amis du Maarif et du Maroc, je m'appelle Roberta Catalano et j'ai grandi au Maroc. Je suis italienne et j'ai habité à Mohammedia et étudié à l'école italienne de Casablanca. A présent je vis en Italie, mais je viens souvent au Maroc, et c'est d'ici que je vous écris. Je travaille depuis six ans pour recueillir les bribes de l'histoire des Italiens au Maroc, chose assez dure car il n'existe pas beaucoup de matériel. Mais enfin je viens de terminer et en novembre paraîtra mon livre, "Eclats de mémoire, les Italiens au Maroc", avec la maison d'édition Senso Unico, au Maroc. Le livre recueille l'histoire de l'an 1000 à aujourd'hui il sera publié en italien et en français. Je viens hélas de connaître votre merveilleux site (www.le-lien-maarif.com) et je me demandais si vous pouviez m'aider en ma recherche de photos en haute résolution; j'ai besoin d'images des soldats américains à Casa, de l'église de Saint Antoine de Padoue, de la procession de la Vierge, du Maarif, de la crèche, du Christe Roi... Notamment, j'ai beaucoup aimé la photo de l'inauguration de l'église, offerte par M. Roger Di Lorenzo; celle de la procession de M. Jean-Louis Casano. Ce serait important pour que le public sache l'extraordinaire vie qui est passée par le Maarif et le Maroc en général. Le livre est très beau, grand format. Naturellement vous serez remerciés sur l'ouvrage et je serais honorée de vous envoyer un exemplaire. Le travail que vous faites est admirable; c'est tellement précieux de sauver la mémoire! Merci de tout coeur pour ce que vous pourrez faire, bien à vous; Roberta Catalano
http://www.robertayasminecatalano.it/index.html |
|  René Cerdan | (envoyé via Andréa Letanneur)
Nous aussi, nous nous souvenons………….. C'est à la lecture du Casablanca de notre jeunesse évoqué par Randolph Benzaquen, que je me suis mis à me remémorer « mon » Casablanca. Cette ville qui m'a vu naître un bel après-midi d'avril 1945, et qui m'a enrichi de trois préceptes fondamentaux qui ont jalonné le long parcours de mon existence : Aimer sa famille Apprécier ses Amis et savoir Respecter l'autre. Lorsque vous possédez ces trois atouts, la vie ne peut être qu'une embellie. Casa m'a toujours émerveillé, fasciné même. J'ai, depuis toujours aimé la découvrir. C'est pourquoi tout petit, je l'ai arpenté dans tous ses recoins et appris à la connaître aussi bien que ses habitants. Excepté peut-être les Roches Noires, qui se trouvait à la périphérie de Casa, je connais tous les quartiers de la ville. C'est certainement par mon nom et aussi le fait que nous étions une grande famille (Ma tendre Mère avait 10 frères et sœurs, disséminés dans tous les quartiers de la ville) et que l'on me voyait depuis toujours, déambuler dans les rues, que j'ai pu apprivoiser les différentes et redoutables bandes de jeunes qui protégeait leurs quartiers (et surtout les filles), par de terribles castagnes. Depuis le Camp Cazes, jusqu'à la gare, route de Médiouna en passant par Bourgogne, le Maârif, le quartier Gauthier, Place de Verdun, Bab Marrakech, le Melha qui n'avait aucun secret pour moi en remontant vers la place des Alliés, Garage Allal, rond-point Chimicolor, l'indus etc… C'est ainsi que m'adonnant à mes rêveries d'enfant, je me suis mis progressivement à déserter l'école. J'ai là aussi un beau parcours ; Jules Ferry, Audissou, les Frères de La Salle, puis différentes autres écoles payantes dont je n'ai fait que passer pour terminer avec tous les bourricots de la ville à l'école Pigier au dessus du cinéma « Lutétia ». Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud se plaisait à dire le Maréchal Lyautey et c'est vrai que lorsque nous marchions à l'ombre dans le trottoir d'en face, où le soleil était absent ; il faisait bon flâner, au frais ! C'est ainsi que ma curiosité et mon plaisir à marcher m'ont amené à rencontrer toute sorte de gens, riches et pauvres, de confessions et de nationalités différentes. J'ai pu ainsi pénétrer chez eux, manger à leur table et découvrir leur propre univers si particulier à chacun d'entre nous, pour arriver enfin cet indescriptible sentiment « d'être comme chez moi, chez eux » ! Aujourd'hui encore, lorsque je me rends à Casa, je passe mes journées à me promener à travers ses rues incroyablement bondées de gens passifs qui ne font rien d'autre que d'être là et ou rare sont les européens et les bourgeois marocains qui osent s'y aventurer. Alors qu'à mon époque, nous profitions des moments de loisirs pour aller nager dans les différentes piscines de la corniche ou bien sur les plages jouer au foot, tandis que d'autres s'adonnaient à la pêche ou au sport à la Casablancaise (Parc Lyautey) pour l'athlétisme, au basket, au volley ou encore au tennis pour les plus snobs. > > Ou bien tout simplement aller sur la Corniche admirer ce fameux rayon vert au coucher du soleil, que l'on attendait des heures entières à proximité de la Cambuse. Avec une « horchata » ou une « Agua limon » que l'on achetait dans un kiosque près du « Kon-Tiki », quand ce n'était pas un trognon de maïs grillé et qu'un Arabe (On appelait ainsi les autochtones ou bien nord africain, puisque nous étions les marocains pour nos compatriotes de la métropole), nous vendait pour 4 frs 6 sous J'ai du mal à retrouver ma blanche et luxuriante ville natale. Lors de mes ballades intra-muros, j'interroge souvent les commerçants sur le pourquoi de cet abandon de la ville, de ces fameux immeubles des années rétro qui lui donnaient ce charme indescriptible à nul part autre ailleurs, et que l'on laisse se délabrer inexorablement. La réponse qui revient le plus souvent est que la majorité de ses habitants ne sont pas originaires de Casa. Par conséquent, peut leur importe son patrimoine architecturale puisque seul l'intérêt commercial prévaut, donc on abat les prestigieux immeubles d'antan comme celui du bd de la Gare en face du Marché Central pour ériger de gigantesques tours (réalisé par Ricardo Boffil, excusez du peu), comme celles du Maarif. En constatant ce désastre, j'éprouve une sensation d'amertume qui contribue malheureusement au fil des ans, à me faire comprendre que je perds, le Casa de mon enfance. Surtout ne cherchez pas une quelconque mélancolie dans ces lignes car, il y a bien longtemps que j'ai fait abstraction de ce coté nostalgique lorsque je reviens chez moi. Je transcris simplement les constatations que j'observe à chacun de mes déplacements et qu'il faut admettre malgré tout. Alors, suite à la lecture du récit de Randolph, ainsi que celui de Michel Arnopoulos alias Casawi, je souhaite avec votre collaboration entreprendre la démarche de faire revivre Notre bien aimé Casablanca, avant sa transformation complète et définitive, qui effacera définitivement les traces de notre présence et celles de nos pères. Cela serait amusant que chacun d'entre-nous relate en toute simplicité la vie de son quartier, relate des anecdotes sur sa propre famille, les voisins, les amis, l'école… bref tout ce qui raviveraient nos souvenirs, et qui enrichiraient les pages de notre livre : Casablanca, forever Ne craignez pas d'écrire, quand bien même vous pensez que se sont là des banalités, des futilités sans intérêt. Bien au contraire, tout ce qui ce rattache à notre vie la-bàs est essentielle. Transporter vous dans le Casa de votre adolescence, sans omettre de laisser aux vestiaires ce que vous êtes devenus aujourd'hui. C'est primordial pour que l'on puisse se retrouver sincèrement, sans aucune restriction. Nous sommes entre-nous et justement parce que la particularité de cette merveilleuse ville est le fait que nous avons vécu pareillement le quotidien de tout un chacun, quand bien même il existait des différences de catégories sociales, de nationalités et de religions. Le seul fait d'être Casablancais nous rassemblait. Alors pour que vive Casa toujours dans nos cœurs ¡ Vite à vos plumes et écrivez vos pages d'amour, avec l'assurance de savoir que vous avez déjà au moins un lecteur qui attend impatiemment d'apprendre de vous. |
|  |  |  |  Nicole Massé-Muzi | Josiane Tarrogo Portallier nous fait partager sa bibliothèque : un nouveau roman : "Casablanca rêvait", un roman qui parle de Casa "Bonjour, Je suis née à Casablanca et en parle dans un roman paru il y a quelques mois. J'adorerais qu'il figure dans votre rubrique Livres. Vous trouverez toutes les informations concernant cette parution en P.J. Bien cordialement. Nicole Massé-Muzi - Editions Atlantica - Séguier : http://www.atlantica.fr
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|  |  |  |  |  |  Claudio Ocana | Bonjour Pierre, je ne pouvais que te faire parvenir ces souvenirs Ah ! Ces souvenirs toujours présents en nous. Ne serait-ce que par ses gens simples qui sillonnaient les rues. A la porte du ‘'Petit Lycée'', il y avait toujours le vendeur de barbe à papa avec sa carriole, le nuage qui s'enroulait sur le bâton nous fascinait. Les vendeurs de bonbons avec les piroulis dont les manches étaient, soit une petite cuiller, soit une fourchette, les réglisses en forme de colimaçons que l'on déroulait. Le vendeur de pépites, de cacahouètes et de pois-chiches. Le vendeur de noix de coco. Le vendeur de nougat surnommé : ‘'Jimmy nougat'', avec sa longue barre de métal enrobée de nougat et sur laquelle il tapait avec un bruit métallique pour nous attirer. A certaines périodes de l'année, nous faisions le ‘'tour de côte'' pour admirer le coucher du soleil dans la jolie Mercury au toit transparent de mes parents. Bien entendu nous nous arrêtions pour manger des ‘'tchumbos'' (figues de barbarie), et des maïs grillés ou bouillis. Mon père surveillait du coin de l'œil les sièges pour qu'on ne salisse pas sa belle américaine. Nous, nous nous régalions tout en regardant passer le vendeur de ballons aux couleurs multicolores. Près du zoo d'Aïn Sebaa, nous chantions dans la voiture :''Du côté du zoo''. Mon père était patient, mais lorsque nous l'exaspérions, il lui arrivait de balancer sa main en arrière, sans regarder car il conduisait, le coup retombait sur le plus proche. La place entre les deux sièges était maudite, personne ne la voulait. J'aimais entendre le son du klaxon, feutré comme une note de jazz. Ce n'est qu'à cette époque que les klaxons des voitures ont eu cette sonorité. Nous étions enthousiasmés lorsque dans la rue nous croisions le dresseur et son petit singe à qui il disait : ‘'Ti fire comme li viaux jouif qui demande l'arjeann'' et le petit singe de s'exécuter en musique, en se courbant main tendu pour récolter les pièces. Je revoie encore le livreur de blocs de glaces qui remplissait les glacières. Cette charrette rouge tirée par deux beaux chevaux qui n'oubliaient jamais d'arroser la rue de leur urine odorante, les crottes nous plaisaient plus car lorsqu'elles séchaient nous aimions leur odeur. Le livreur, aidé d'un énorme crochet, portait ces gros blocs sur les épaules parfois jusqu'au quatrième étage de l'immeuble. Notre terrain de jeu était la rue où il y avait très peu de voitures. Quand les Bambaras passaient près de chez nous en gesticulant en musique, nous avions peur et allions nous réfugier dans l'entrée de notre immeuble. J'en profitais pour serrer très fort Connie dans mes bras. Une petite américaine dont je parlerai tout à l'heure. Ma mère ne manquait jamais le petit espagnol, vendeur de ‘'monas'' (brioches) et surveillait son cri : ‘'La mona, la mona madame.'' Avec l'accent. Parfois le matin, comme un oiseau, le rémouleur nous accompagnait de sa musique mélodieuse qui flottait dans l'air et semblait tout apaiser. Le soudeur de métaux que l'on entendait de loin car il tapait sur une casserole pour se faire annoncer. Le vendeur d'ails qui criait : ‘'A di l'ail''. Le vendeur de fumier qui annonçait : ‘'lifumépoujadin''. Le vendeur de poissons qui chantait : ‘' Brochi, crabibo yal boulbo''. Le vieux-habits avec son ‘'biieuu''. Le vendeur d'eau, avec son outre en peau de bouc, ses tasses en cuivre et son jolie costume typique. Et j'en oublie de ces hommes qui ont, sans que nous nous en rendions compte, remplies nos souvenirs et peuplés notre vie. Parfois, passaient dans la rue, ces éternels aides de la police que l'on appelait les ‘'Jabaconnais'' ; on a jamais su si cela voulait dire'' Je vais cogner'' ou plutôt ‘'Je pas connais ''. Souvent, nous prenions des calèches pour nous déplacer, autrement plus sympathique que les taxis. J'aimais regarder les petites Jeep américaines quand elles nous doublaient. Elles étaient gracieuses comme des jouets. A l'épicerie, nous achetions des boites de cachous La Jaunie, des chocolats Mars et des biscuits Henry. J'adorais les pierres à feu que l'on lançait sur le sol pour les faire crépiter. Chaque année, nous étions invités pour fêter l'anniversaire du couronnement de sa majesté la Reine d'Angleterre sur un navire de guerre britannique. Ma mère nous mettait nos plus beaux habits. L'accueil était très chaleureux. Les fanfares remplissaient l'air d'une douce musique. Nous avions accès à toutes sortes de jeux. Le buffet était rempli de gâteaux. Cela nous donnait une tout autre idée de l'armée. Chaque enfant repartait avec des cadeaux. Nous habitions dans un quartier tranquille. Notre voisin sur le trottoir d'en face s'appelait monsieur Lebon, qui, bien qu'ayant une réputation d'antisémite, venait fréquemment le samedi réclamer une assiette de dafina. Non loin, près des douches Laredo, rue Lacépède, habitait Haïm la Force, capable d'arrêter deux chevaux avec les dents. Au rez- de-chaussée de notre immeuble, un capitaine de l'armée Américaine vivait avec sa famille : les ‘'Quillen'', ses deux filles Connie et Nancy étaient deux jolies petites blondes. Malgré mes dix ans, Connie fut mon premier flirt. Nous partions dans leur station-wagon américaine à la base de Nouaceur et là, je restais émerveillé par ce petit bout d'Amérique. C'était pour moi le modernisme. Les super marchés, les jeeps, les glaces, les congélateurs géants, les belles voitures américaines, les Ray Ban, les jeans, la musique country dans l'air, les Dallas, les gens plus décontractés. A chaque fois que j'y retournais, c'était la fête. Radio Nouaceur nous permettait d'écouter les derniers tubes avant l'Europe : Elvis Presley, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, Fats Domino, les Platters et tant d'autres. Plus tard nous nous déplacions en Solex et je n'oublie pas que pour aller plus vite, nous faisions pression sur le pneu avant en poussant la barre en fer du moteur. La place Bel Air et la rue Ollier étaient notre circuit pour course de Solex. Ah ! Le bal des ‘'Provinces de France'' qui réunissait des milliers de gens. Nous dansions sur des estrades et jouions à des dizaines de jeux. Peu à peu, ces ‘'Provinces'' de France n'ont fait que se réduire avec le temps. Et la foire Internationale, grandiose avec ses dizaines de stands et surtout ses jeux les plus mirobolants. Je rie encore en me rappelant les cris pour attirer la clientèle : ‘'Errbah, errbah ! A ghanier la poupée. Qui n'a pas gagné, va gagner. Qui n'a pas eu, va eu. Tout c'qu'il est pas rouge, il est noir. C'est la chance qui danse. La maison du bonheur. Cinquante ans plus tard, je le chante encore avec nostalgie. Se souvient-on du géant, qui se déplaçait dans une quatre chevaux, assis sur le siège arrière. Et de la vieille Russe extrêmement maquillée qui sillonnait les rues, habillée de fourrures, de toque et de foulards bariolés en plein été. J'en arrive au Maarif avec ses quatre cinémas : Le Rex, le Mondial, le Familia et le Monte Carlo. Pour nous y rendre nous passions devant les maisons basses occupées par les Espagnols. Souvent sur le trottoir les petites vieilles, tricotaient assises sur des fauteuils en rotin. On se croyait dans un village du sud de l'Espagne. A l'église, nous allions écouter l'orgue, tout près de l'école tenue par les religieuses. Le week-end, souvent nous partions nous baigner soit au port de Casablanca à la jetée de Lure, soit à Fédala pour profiter de sa quiétude. Nous allions voir de prestigieux chanteurs aux arènes de Casablanca ou au théâtre Municipal. Je n'ai pas parlé du boulevard de la Gare, avec ses boutiques de grandes marques, ses librairies, ses cinémas, ses immeubles stylés, son salon de thé : ‘'Au Roi de la Bière'', son marché Central au charme ancien et ses palmiers qui lui donnaient beaucoup de prestance. Casablanca était une ville élégante et cosmopolite. Il y a tant à dire sur cette ville qui subit une transformation radicale et où les souvenirs avec le temps se sont dilués. C'est tellement bon de les réveiller pour les faire revivre. Merci Monsieur BENZAQUEN de nous avoir rappelé tous ces bons souvenirs Bon Week End à toi Pierre, ainsi qu'à tous les Mâarifiens et Mâarifiennes Claudio le Mâarifien PL : Merci Claudio Tous ces souvenirs !!!! Formidable !!!!!!!!!!!!!!!!! Je fais copie à notre présidente, et à Isabelle Piccione Chjao - A + Pierrot Lacroix
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|  Roger Orquera |  | Bonjour Pierre, J'aime beaucoup votre site car il est un lieu où chacun vient apporter par sa présence un témoignage de son attachement à une collectivité qui a grandi au Maarif à Casablanca. La chaleur de cette diversité consignée ici depuis plusieurs années est la preuve de notre attachement à des vertus puisées dans le souvenir si puissant de notre enfance. Mon message aussi, se veut comme la nouvelle petite pierre ajoutée à ce bel édifice. Merci à vous par avance si vous vouliez bien le publier.
Mon nom est Roger Orquéra. Je suis né à Settat, région de la Chaouia, près de Casablanca, puis ma famille a vite migré à Safi où j'ai passé mes 14 premières années. Etudes primaires à l'Ecole du Plateau où sévissaient Mr Pillot, directeur d'école et Mr Balayssac, directeur d'internat. Casablanca m'a vu ensuite à l'école Indus, en apprentissage dans une imprimerie du Maarif ( bvd Danton) et ensuite ce fut le service militaire avec affectation à l'Etat Major de Fès, comme secrétaire. Un poste au contentieux à la CPIM – CAISSE DE PRETS IMMOBILIERS DU MAROC - rue Blaise Pascal à Casa ( aujourd'hui, rue du Prince Moulay Abdallah ) . Départ du Maroc en 1964 pour la région parisienne où une banque m'accueille dans son service juridique, une autre voie dans l'immobilier jusqu'à la retraite. ……………………. Depuis plusieurs années, du temps, beaucoup de temps en partage avec la France et le Maroc, terre de nos aïeux qui nous tient tant. Du temps aussi donné à une écriture, intitulée, pour la mémoire : tempête dans mes racines, mon autobiographie que vous pouvez consulter en allant sur http://www.tempete-dans-mes-racines.com Vous goûterez-là à quelques souvenirs parfumés, totalement ancrés en moi. Vous serez happé (e) par la mélodie, l'authenticité et la vie d'un Français sous le Protectorat et après l'Indépendance et dont la deuxième langue est l'arabe dialectal ( Darrija ). Une vie enrichie de plusieurs cultures, parcelle de notre histoire dans la grande Histoire. Et si ensuite , vous étiez tenté (e) de m'écrire, n'hésitez pas ! Adressez-moi votre message soit ici sur le site soit à mon adresse e-mail rmorquera@wanadoo.fr Amitiés à tous.
Rappel : Le 2/7/2008 : Roger nous écrivait : Roger Oquera Bonjour cher ami maarifien, Je vous remercie de bien vouloir publier le mot ci-après. Bien cordialement. Roger Orquéra "Il y a quelques temps, j'ai découvert votre site par l'intermédiaire de Josiane Tarrago et j'en avais fait l'éloge le considérant comme un important instrument de rapprochement et d'amitiés. Aujourd'hui, il me faut vous dire qu'à la lecture de mon autobiographie : "Tempête dans mes racines", offert pour la fête des pères par Jo à son papa Jean Portalier, celui-ci me fait savoir qu'il a lui-même connu deux de mes camarades cités dans mon livre : Fernand Acédo et Robert Galant. Il se rappelle de mémorables parties de pêches avec eux à Bouznika et à Pont Blondin. C'est donc grâce à Jean via Jo Tarrago, sa fille, que j'ai eu le téléphone de Fernand qui habite la Province de Valencia. Hier soir donc, un grand moment d'émotions. Coup de téléphone : dring, dring, Allo ? * Oui. * Vous êtes Monsieur Acédo ? * Oui. * Fernand Acédo ? * Oui. * Vous avez habité Casablanca ? * Oui. * Vous avez travaillé à la CIGEFRAM, boulevard Danton ? * Oui. * Je suis Roger Orquéra…* Oh ! Mon Dieu ! Roger …* Comment vas-tu ?...Et là, une conversation s'ensuit pleine d'émotions de part et d'autre où il me révèle avoir toujours dans son portefeuille, soixante ans après, une photo de groupe de lui, de moi et de notre chef datant de l'époque de la CIGEFRAM. On s'est, bien entendu, promis de se revoir. Voilà ! Je tenais à vous relater ici cet épisode de retrouvailles qui démontre bien l'utilité de votre site et remercier dans ces lignes, Josiane Tarrago, qui, avec sa notoire gentillesse, m'a grandement aidé à renouer avec mon ami maarifien. Bien chaleureusement. Roger Orquéra.
et aussi le 5/6/2008 : Nicole Ruglio Bonjour Pierrot, suite au message, sur le site du Lien, de Josiane TARRAGO, j'ai envoyé un Mail à M. ORQUERA au sujet de son livre "Tempête dans mes racines" il m'a répondu tout de suite et m'a demandé si je voulais bien faire paraître ce texte sur le lien alors je te l'envoie, à toi de décider. Amitiés Maarifiennes PL : Voir le texte de Mr Orquera ci-joint Roger Orquéra Bonjour chers amis du Maroc, Grâce à madame Josiane Tarrago que je remercie vivement ici, je viens de faire connaissance avec votre excellent site « le lien Maarifien ». Excellent par le rapprochement et la chaleur humaine qu'il opère entre anciens du Maroc. Excellent aussi parce qu'il participe à la transmission d'un patrimoine intellectuel nourri loin de la France et au contact quotidien avec une population de confession diverse. Cette belle période de notre enfance sous le Protectorat marocain et la fraternité que nous avons su tous introduire dans notre vie quotidienne entre Arabes, Juifs, Français, Espagnols, Italiens dans le respect de toute confession ne doit pas sombrer dans l'oubli. Pour ma part, j'essaye d'y participer. C'est justement « pour la mémoire » et pour l'offrir à mes enfants et à ma famille que j'ai écrit mon autobiographie sous le titre « Tempête dans mes racines.com ». Né au Maroc et ayant vécu 32 ans dans ce magnifique pays, je vous invite à aller sur mon site http://www.tempete-dans-mes-racines.com pour goûter à quelques souvenirs parfumés, totalement ancrés en moi. Et si vous êtes happé (e) par la mélodie de l'authenticité et de la vie d'un Français sous le Protectorat et après l'Indépendance, procurez-vous ma biographie. Une vie enrichie de plusieurs cultures, parcelle de notre histoire dans la grande Histoire. Livre de 220 pages dont 31 avec photos en couleur et en noir et blanc. Format : 14,5 x 21. Avec une dédicace de l'auteur. Bien cordialement. - Roger Orquéra
et le 2/6/2008 : Josiane Tarrago, née Portallier Salut, je suis tombée sur le site d'un gars qui a écrit un bouquin sur le Maarif, il a l'air pas mal. Je vais le commander pour la fête des pères le livre a pour titre "tempête dans mes racines" format 15x21 il a 220 pages, dont 31 avec des photos noires-blanches et couleurs. Son auteur s'appelle Roger Orquéra adresse pour le commander : 3 rue des fours à chaux 77700 Coupuray A mettre éventuellement sur le site du lien.
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|  Josiane Peneranda-Bordenave | Nanou Franco J'ai eu un message de Josiane Penaranda-Bordenave, me demandant de faire paraître sur le site du Lien la couverture du livre qu'elle a écrit sur sa famille mais surtout sur le Maarif de notre enfance. Je te joins donc cette première de couverture. Si tu écris à Josiane ne mets pas de pièces jointes car elle a un ordi qui énonce à haute voix les message mais elle ne peut les lire (elle est malvoyante) et l'ordi ne lit pas le P.J. Le prix de son livre est de 10 et 4 Eur de frais d'envoi. Voici l'adresse mail de Josiane, que les gens qui sont intéressés la contactent. jos.coucou64@orange.fr Merci pour elle. Marifiennement, Nanou
Josiane Bordenave Bonjour, Je t'avais parlé d'un livre que j'ai écrit concernant une famille pieds noirs du Maarif. Comme le beaujolais nouveau il est arrivé. Pourrais tu le faire paraître dans "le Lien" ( je ne sais pas le faire ). Prix du livre 10 euros + frais d'envoi. C'est la saga d'une famille pieds noirs courageux et travailleurs. Ils ont été les pionniers d'une merveilleuse aventure en Afrique du Nord. Comme beaucoup de familles, ils ont dû quitter leur pays et recommencer une nouvelle vie ailleurs. Amitiés maarifiennes. Josiane Penaranda Bordenave jos.coucou64@orange.fr
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|  Manoël Pénicaud | via José Morido Les ANCIENS CHRETIENTS du MAROC il y a plus de 1000 ans: DANS LA PEAU D'UN AUTRE Pèlerinage insolite au Maroc avec les mages Regraga Manoël Pénicaud Parution : 15 février 2007 Format : 140 x 225 – 240 pages Prix : 18€ Contact presse : Adrienne de Sigy Presse régionale : Philippe Lutinier Points forts : Une découverte originale du Maroc, loin des clichés touristiques. Documentaire télé La Baraka des Regraga en préparation. Attrait pour le Maroc et pour le soufisme. Auteur : Anthropologue, âgé de 28 ans, Manoël Pénicaud vit à Anary-sur-Mer, dans le Var. Diplômé de l'Institut d'ethnologie méditerranéenne et comparative (IDEMEC), il est l'auteur et le réalisateur de plusieurs reportages télévisés et l'organisateur de nombreuses expositions photographiques. Livre : Non loin de Marrakech et d'Essaouira, très loin pourtant du Maroc des clichés touristiques, les tribus Regraga accomplissent un rituel millénaire. Une boucle mystique de quarante jours et quarante nuits dont l'un des buts est de rendre hommage aux 44 saints ancêtres, parmi lesquels les 7 fondateurs, chrétiens d'origine, qui auraient importé l'Islam au Maroc du temps de Mahomet, et dont les sépultures jalonnent le parcours. Comme aux temps ancestraux, une véritable ville de tentes et de toiles tendues, avec ses marchands, ses forains et sa cour des miracles, se dresse chaque soir pour être démontée le matin suivant. Au fil des pages, nous découvrons le monde étrange du soufisme populaire qui plonge ses racines dans le paganisme. Une autre réalité de la foi islamique surgit alors devant nos yeux par trop habitués aux mirages et aux apparences. L'auteur, cet étranger, « ce chrétien » dont on se méfie, parvient peu à peu à se faire accepter par les pèlerins rustres mais rayonnants, au point de devenir l'un des leurs. Par-delà l'étonnante aventure personnelle qu'il raconte, Manoël Pénicaud pose en filigrane la question de l'altérité, question importante entre toutes dans le monde d'affrontement qu'est le nôtre. A ne pas manquer en FEVRIER 2007
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|  |  Francisco Serrano Gomez | De Nanou Franco : Voici un monsieur de Bordeaux qui a écrit un livre qui s'intitule :" Une si longue vie" ;... Enfance, jeunesse, exil, d'un républicain espagnol en France. Francisco Serrano Gomez a aujourd'hui 95 ans. Il a traversé la guerre d'Espagne, celle de 39-45 et il est le témoin d'une époque que, pour la plupart d'entre nous, nos parents ont vécu. Ce livre est un témoignage qui apporte un éclairage à notre histoire d'enfants d'immigrés Maroc, Algérie, France Ce livre est vendu au prix de 12 Eur. Contact. Nanou 05.56.20.6045
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|  |  |  |  "Si" de Kipling | Ce n'est pas du Maarif Mais c'était le texte fort que nous apprenions lorsque nous étions au Maarif; Merci Monsieur Kipling.
| | Si |
|  Besoins en Afrique | La lettre de soeur Michèle Soeur Michèle Nyangono, Soeurs Salésiennes de Don Bosco, Diocèse de Bafia - Cameroun - BP 217 Bafia Cell : (+ 237) 96 48 88 64 ou (+ 237) 74 83 04 35 - E-mail : sr_Michèle@yahoo.fr Objet : Demande d'aide pour le Centre de jeunes des Soeurs Salésiennes en création à Bafia ( Cameroun ) Destinataires : Enfants et Jeunes de Bafia -- Chers amis, Le Père Jean Baptiste vous parlera de notre travail au Bulletin salésien. Pour une présentation sommaire de ma personne, je suis Michèle Nyangono, soeur salésienne camerounaise. Depuis trois ans, l'obéissance religieuse m'a conduit dans les sentiers de la Communication et maintenant elle m'entraîne dans la pastorale des jeunes dans un diocèse peu connu à 200 km environ de Yaoundé, le diocèse de Bafia. Je me tourne vers vous pour solliciter votre contribution à la formation " d'honnêtes citoyens et de bons chrétiens " sur les pas de Don Bosco et Marie Dominique Mazzarello. Le Centre de jeunes que je vais vous présenter veut être une réponse aux attentes profondes des jeunes de Bafia, petite ville rurale du Cameroun dans Département du Mbam. En effet, si le Cameroun a fait un effort réel pour la construction d'écoles primaires et secondaires, aucune structure culturelle et parascolaire n'a été envisagée à Bafia pour les enfants et les jeunes. Les jeunes rencontrent de très grandes difficultés pour l'étude personnelle car les maisons sont surpeuplées, bruyantes et dépourvues d'électricité. Les écoles en général ne disposent pas de bibliothèque et sont peu fournies en livres et documents scolaires. Les structures de divertissements et de loisirs sont très limitées : un camp sportif municipal, des terrains de foot dans les cours des écoles ou dans les terrains vagues, quelques paniers de basket accrochés aux murs des maisons sans un véritable terrain de jeu ; aucun gymnase couvert, si non la Maison du Parti au pouvoir (RDPC) pour quelques compétitions particulières. Les boîtes de nuits à petit prix se multiplient dans les quartiers et rendent les nuits, dotées d'électricité, très bruyantes et peu reposantes. Ce Centre dont la construction débutera en octobre 2008 et terminera en mai 2009, se propose donc de pallier aux manques de structures parascolaires du temps libre et de moyens de formation,mis à la disposition des enfants et des jeunes des classes primaires et secondaires, soit non scolarisés ou désoeuvrés, avec une attention toute particulière à la jeune fille en situation de précarité. Par conséquent il entend offrir : - un espace où " les jeunes trouvent des salles d'études, une bibliothèque, une salle d'informatique.
- "les enfants et les jeunes analphabètes pourront fréquenter des cours d'alphabétisation et de mise à niveau pour éventuellement se présenter au CEPE. - " les jeunes filles qui ne sont plus ou non scolarisées, sans exclure les garçons. s'initient aux petits métiers, surtout dans le secteur artisanal - " la jeunesse estudiantine ou désoeuvrée trouve des intérêts alternatifs à travers le sport et autres activités culturelles. -
· un lieu de débat, de confrontation et de formation à la citoyenneté et à la démocratie, en luttant contre la mentalité de corruption et la recrudescence des croyances occultes comme moyens d'enrichissement et comme solution aux problèmes concrets de l'existence. Et comme c'est ensemble que " les gouttes d'eau cassent un rocher ", je soumets à votre générosité une liste pour que, suivant vos moyens, vous apportiez une pierre à l'édification de cette oeuvre qui veut faire des jeunes, "les sentinelles de l'aurore ". Avec toute notre reconnaissance, et que Marie Auxiliatrice vous bénisse. Sr Michèle Nyangono Lettre du Père Jean Baptiste Beraud
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